Mais vous avez bien écouté notre évangile, vous avez entendu ce qui arrive à saint jean quand il entre dans le tombeau : « il vit et il cru »
Qu’est ce qu’il voit ? Et qu’est ce qu’il croit ?
Qu’est ce qu’il voit : rien !
Qu’est ce qu’il croit : tout !
il entre dans le tombeau et il ne voit rien, il n’y a plus personne, juste un linge rangé sur le coté (vous remarquerez au passage que Jésus n’est pas un bordélique, quand il ressuscite il fait les choses dans l’ordre, il laisse les choses dans l’ordre, Jésus est un homme d’ordre, c’est même un indice pour
reconnaître son œuvre : attention pas le style service d’ordre et gros bras de la CGT ou agent de l’ordre et CRS en rang serré ; non l’ordre de la création, l’harmonie d’une fleur ou la légèreté du vol d’un papillon, oui il est ordonné et un peu poète aussi) mais revenons à notre tombeau vide, il entre et ne voit rien, le gars normalement constitué, devrait se dire : écoute on l’a déposé là avant-hier soir, on a roulé une pierre devant le tombeau, un truc énorme, on s’y est mis à quatre pour la pousser, il est pas parti tout seul, on l’a volé, (c’est d’ailleurs ce que pense Marie madeleine) il faut faire une enquête, appeler les experts Jérusalem et NCIS. Mais non rien de tout ça, « il vit et il cru ». Finalement Pierre il est comme nous, il ne voit rien de plus que nous (rien de moins d’ailleurs) « il vit et il cru » il ne voit rien et il croit tout.
Tout quoi ? tout ce que Jésus leur a raconté depuis trois ans qu’il traîne avec lui : « heureux les cœurs purs et les simples d’esprit ; ce que vous faites au plus petits c’est à moi que vous le faites ; je suis avec vous jusqu'à la fin des temps ; il y a trois jours à peine quand il nous a dit ceci est mon corps livré pour vous ceci est mon sang versé pour vous, jusque là je croyais que c’était une sorte d’image, mais là non j’ai vu et je crois , et enfin plusieurs fois il nous avait annoncé qu’il devait mourir et ressusciter, il faut bien avouer que Pierre ne comprenait pas bien ce que Jésus entendait par là : je dois mourir, je dois vous quitter, mais je reviendrai, je serai avec vous jusqu'à la fin des temps.
il faut bien avouer que ce n’est pas complètement clair… mais là devant le tombeau vide : « il vit et il cru » tout s’éclaire, tout ce que Jésus à dit est donc vrai, cette absence c’est un peu comme le sceau de vérité de tout ce qu’il a dit, de tout ce qu’il a fait depuis trois ans.
Et nous, nous sommes comme Pierre, nous n’avons rien vu de plus que lui, et nous croyons tout, tout ce que Jésus à dit et fait.
Nous pouvons douter de tout, (c’est même assez bien porté aujourd’hui), nous pouvons tout critiquer et tout détruire, nous pouvons porter sur les autres un regard de suspicion, nous pouvons douter de tout : de Dieu, des autres et de nous même : mais alors sur quoi bâtirons nous notre vie.
Ou alors comme Pierre, nous pouvons croire ! Comme Pierre, nous avons besoin de croire, nous avons besoin de faire confiance à quelqu’un, quelqu’un de fiable, de stable, de solide, quelqu’un dont la vie éclaire notre vie, quelqu’un sur qui nous puissions bâtir, un ami sur, un ami qui soit la à nos cotés chaque jour de notre vie, qu’il pleuve ou qu’il vente, dans les jours de colère comme dans les jours de joie, cet ami nous l’avons en Jésus ressuscité.
Si en entrant dans le tombeau Pierre avait douté, alors il serait retourné chez lui, se serait enfermé et aurait pleuré, il aurait poursuivi une vie triste, sans espoir et sans but, mais parce qu’il a cru, Dieu lui à donné de faire de grandes choses, parce qu’il a cru Dieu a investit son cœur et lui a donné d’annoncer l’Evangile, parce qu’il a cru, Dieu lui a donné la vie et le bonheur.
Comme Pierre, croyons et nous vivrons.