3° dimanche de Paques - Saint Thomas apôtre de la modernité
Combien de fois avons-nous entendu dans la bouche de quelques incroyants qui voulait faire étalage des quelques bribes de catéchisme qui leur restait, "moi je suis comme saint Thomas je ne croirai pas tant que je n’aurai pas vu, ou alors je ne crois que ce que je vois" et voila et là ça clos le débat, un gars qui a une telle connaissance de l’évangile on peut difficilement le contredire. Mais c’est débile! si tu vois tu n’as plus besoin de croire, si tu vois, tu vois c’est tout.
Petit exercice pratique : je ne crois pas que Raoul est là, je le vois, je ne crois pas que nous sommes au milieu de la Toulouse à saint pierre, je le vois. Le propre de croire c’est justement de ne pas voir, si tu vois tu ne crois pas.
Non il ne suffit pas de voir pour croire, combien de personne on vu les miracles de Jésus, des milliers nous dit l’évangile et combien étaient ils au cénacle, une bonne vingtaine, je crois que le christ apparaitrait en gloire au milieu de la place du capitole un jour de marché, il y en aurait une bonne moitié qui sortirait leur portable pour filmer la scène, et l’autre moitié qui dirait ou la il faut que j’arrête l’apéro du matin ça cogne ! Mais je ne crois pas que ça donnerai la foi à un seul. La foi elle ne vient pas de ce que nous voyons. D’ailleurs est ce que vous vous êtes posé cette petite question, qu’est ce que Thomas à vu, il a vu Jésus, ou plutôt il a vu les blessures du Christ et qu’est ce qu’il croit, qu’est ce qu’il confesse : « mon seigneur et mon Dieu », il voit un homme, il confesse un Dieu, c’est un peu disproportionné vous en conviendrez. Si au moins nous avions eu un scientifique au cénacle il aurait pu calmer les ardeurs de Thomas : holà Thomas t’emballe pas c’est que Jésus de Nazareth et Thomas lui aurait fais cette même réponse, cette superbe confession : non ce n’est pas que Jésus de Nazareth, ça c’est ce que tu vois, « c’est mon Seigneur et mon Dieu » ça c’est ce que je crois !
Un peu comme pierre quand il entre dans le tombeau vide au matin de pâques : l’évangile nous dit qu’ : « il vit et il crut » qu’est ce qu’il voit : rien, qu’est ce qu’il croit tout. Il ne voit rien si ce n’est un tombeau vide et qu’est ce qu’il croit : tout, tout ce que lui a dit Jésus pendant ces trois années qu’il a passé avec lui.
Jésus nous apparaitrait aujourd’hui au milieu de cette messe ça n’ajouterait rien à notre foi, ça n’ajouterait rien à l’évangile qu’il nous a laissé. Non seulement ça n’ajouterait mais je crois même que ça enlèverait à notre liberté de croire, nous n’aurions plus le choix. c’est pour ça que Jésus nous dit heureux, « heureux ceux qui croient sans avoir vu », c’est nous, c’est de nous qu’il parle, c’est nous qui sommes heureux et c’est vrai que nous sommes heureux de croire en Jésus Christ, il n’est que de voir le visage de ceux qui ont croisés Jésus Christ, heureux de l’avoir rencontré un jour, heureux de l’avoir rencontré dans ces signes discrets qu’il nous a laissé, rencontré dans sa parole qui peut retourner un cœur, rencontré dans le silence et la paix de la prière, rencontré dans la beauté de sa création, rencontré dans la charité active au cœur de tant de fidèle, rencontré dans son corps et dans son sang qu’il donne pour nous à chaque messe.
le même scientifique qui était au cénacle, vous savez il en traîne toujours de ses sceptiques, qui doutes de tout, de ces sceptiques qui ne compte que sur eux même, sur leur capacités, ce même scientifique serait avec nous à la messe il nous dirait d’un air solennel et un peu suffisant mais non ce n’est que du pain et du vin et nous à genoux et heureux nous confessons « mon Seigneur et mon Dieu »
C’est en voyant les signes du ressuscité que nous croyons et aujourd’hui les signes du ressuscité d’est vous, c’est votre foi qui donne Jésus-Christ à voir